L’Économie Sociale et Solidaire

    • Economie sociale et solidaire

En cette période difficile liée à la pandémie et vu le contexte économique qui se délétère, il  semble important de penser autrement et de mettre en place d’autres modes d’économie alternative. Aussi  l’Économie Sociale et Solidaire a une place  plus importante à prendre et peut jouer un rôle primordial  dans la vie de la cité.

Pour ce faire, il faudrait en un premier temps  communiquer plus largement sur ce qu’est l’ESS, quels sont ses objectifs puis faire un inventaire de l’existant, continuer les actions  déjà engagées et faciliter la réalisation de nouveaux projets.

  1. L’Économie Sociale et Solidaire, c’est quoi ?

La définition officielle indique que l’ESS recouvre les activités des coopératives, des mutuelles, des associations et des fondations.

C’est un modèle économique spécifique avec des initiatives très variées mais qui partagent 3 points communs :

  • Un objectif économique (création d’emplois ou de services, production de biens,…)
  • Un objectif social (lutte contre les exclusions, …)
  • Une gouvernance démocratique et participative

La loi Hamon du 31 juillet 2014 est venue encadrer les grands principes de l’ESS.

  1. L’Économie Sociale et Solidaire en chiffres

Au niveau national (sources RTES 2019)

  • 221 325 établissements employeurs
  • 2,4 millions de salariés
  • 14 % de l’emploi salarié privé en France
  • + de 13 millions de bénévoles
  • 68 % de femmes
  • Plus de 10% du PIB

Au niveau de l’Établissement Public Territorial Grand Orly Seine Bièvre (2020)

  • 1300 structures (2,5% des établissements) dont 1100 associations, 104 coopératives, 25 SIAE  (Structure d’Insertion par l’Activité Économique), 12 ESUS (Entreprise Solidaire d’utilité Sociale)
  • 16 000 emplois (6% des emplois de l’EPT)
  • 22% des établissements de l’action sociale
  • 35% des établissements des arts, spectacles et activités récréatives
  • 13% des établissements de l’enseignement et de la formation

 

  1. Pour voir se développer l’ESS sur notre ville, il semble important d’agir selon 3 axes :

 

  • Avoir connaissance et s’appuyer sur le réseau existant
  • Informer et sensibiliser tous les publics, agents de la ville et population
  • Aider aux projets et appuyer l’implantation d’acteurs potentiels

 

  1. Ce qui est déjà fait et qui doit être développé :

Des  actions sont déjà menées depuis plusieurs années dans le cadre de l’ESS depuis plusieurs années, la ville de Gentilly travaille sur le champ de l’ESS et  en 2013 ont eu lieu les rencontres de l’ESS. Nous avons la volonté d’accompagner  et d’étudier  les demandes des acteurs locaux.  Notre rôle est d’encourager les initiatives les plus simples.

Par rapport à certains projets, la difficulté rencontrée  est de  trouver le lieu d’implantation pour voir le projet se réaliser car les locaux vacants sont rares et pour certaines cases commerciales le loyer est très élevé.

  • De nombreuses associations ou collectifs interviennent dans bien des domaines : emploi, social, sportif, culturel par exemple :
  • L’association ICI dans le domaine du numérique et de l’emploi
  • Les associations telles le Secours populaire, Humana, HLWA, les Parques
  • Les jardins partagés : plusieurs jardins partagés ont « poussé » à Gentilly. Gentil ’jardin en 2010, mais aussi plus récemment ceux de Victor-Hugo, du Chaperon vert et  celui de l’îlot vert
  • L’AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) est  présente sur la ville : Gentil’amap

 

  1. Les projets qui peuvent être menés à court, moyen et long terme

Des actions peuvent être mises rapidement en place pour créer du lien social et sensibiliser au recyclage, au développement durable

  • Organiser des conférences débats sur l’ESS
  • Développer les bonnes pratiques pour  des achats publics responsables
  • Sensibiliser et soutenir des projets à l’école, au collège, au lycée professionnel
  • Mettre en place des ateliers de recyclage, de réparation
  • Organiser des collectes au pied d’immeubles,…

Un des projets est de rencontrer les bailleurs sociaux qui ont des cases commerciales vacantes ou d’autres propriétaires et leur proposer d’installer des magasins éphémères  où différents acteurs ou associations pourraient présenter leurs produits et les vendre. Cette démarche a permis à  l’association la Mine d’installer « la Mine éphémère »  dans les locaux d’un propriétaire privé.