Prise de parole rue de Reims

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Concernant l’autorisation demandée par M. le maire de déposer un permis de démolir concernant des pavillons situés rue de la Paix et rue de Reims, Gentilly à Gauche Autrement rappelle que plusieurs de ces pavillons viennent de faire l’objet d’une évacuation. En effet, des squatteurs occupaient ces pavillons, ce qui constituait un danger pour eux compte tenu de la vétusté de ces bâtiments, un danger pour les riverains compte tenu que certains des squatteurs pouvaient être agressifs .

Gentilly à Gauche Autrement  tient à souligner que le squat peut constituer  une solution  pour tous ceux qui ne trouvent pas   de   logement   et surtout d’hébergement dans les différentes structures d’accueil pour personnes sans-abri et notamment  des personnes immigrées, en attente d’un titre de séjour ou déboutées du droit d’asile, mais aussi disposant de « papiers », mais qui ne parviennent pas, pour des raisons économiques et de discriminations, à intégrer le parc de logements ordinaires.

Le squat n’est pas un choix, c’est une solution précaire face à des politiques publiques défaillantes tant en proposition de logements que d’hébergements, manque d’aide pour les logements sociaux, pas de place au 115.

Oui, le squat était dangereux pour les personnes qui y survivaient, aidés par les colis alimentaires donnés par le Secours populaire voisin. Oui, il fallait l’évacuer pour la sécurité des squatteurs et de leurs voisins. Oui, la mairie, en liaison avec le conseil de quartier du plateau, a eu raison de sécuriser ces lieux mais il nous faut continuer à nous battre pour plus de logements sociaux, pour davantage de places d’hébergements.

Faut-il démolir ces bâtiments ? Certainement car ces bâtiments délabrés sont dangereux exigeant une surveillance constante de la ville ce qui entraîne des coûts non négligeables pour la commune. Mais il faut le faire en  prenant en compte, ce que prévoit le PLUI sur ces parcelles. Certaines sont dédiées à des constructions pouvant abriter par exemple, la future maison des associations, regroupant aussi une maison du monde.  Il faut donc dans ce cadre aussi sécuriser la période intermédiaire entre la destruction et la reconstruction, il ne faudrait pas que sur ce terrain d’autres occupations de types divers aient lieu. Il est impératif que la destination future de ce lieu soit connue de tous les habitants.

Nous voterons donc l’autorisation de déposer une demande de permis de démolir en demandant que soit pris en compte notre demande d’information sur la destination future des parcelles, rappelant la répartition prévue par le PLUI sur cet îlot Paix Reims, entre espaces verts (70 %, ) et espaces dédiées à la construction (30%) et en sécurisant ce lieu pendant la période intermédiaire