Mettons nos pas dans ceux de Robert Doisneau pour découvrir ou retrouver Gentilly au 20ème siècle, des années 1940 à 1990.
En effet, la Maison de la photographie Robert Doisneau de Gentilly expose des clichés inédits de ce grand photographe, pris dans sa ville natale, Ses photos en noir et blanc montrent la vie de la commune, ses habitants, ses HBM ( Habitation à Bon Marché) devenus HLM(Habitation à loyer Modéré), ses pavillons avec jardin…Toute une vie que les plus âgés d entre nous observent avec émotion, nostalgie…Et les souvenirs reviennent,” savez vous que sur le plateau, tous les enfants jouaient dehors car il y avait peu de voitures en ce temps là ,me dit une vieille dame, et on se connaissait tous allant d’un pavillon à un autre et on descendait les rues en pente sur des vieux sacs, que de rires!”
Et les plus jeunes observent les transformations de leurs rues, de leurs maisons, de leurs immeubles et regardent avec amusement les portraits des uns et des autres, reconnaissant ici ou là un visage connu, tel celui de Paulette contractuelle qui veillait à la sécurité des enfants aux sorties d’école dans les années 1980.
Robert Doisneau est né le 14 avril 1912 à Gentilly au no 21 de l’avenue Raspail puis, après le décès de sa mère, il part avec sa famille à Montrouge mais revient régulièrement à Gentilly rendre visite à son grand-père. Il a débuté sa carrière comme opérateur d’André Vigneau, grand photographe, cinéaste, décorateur, peintre, puis comme photographe industriel aux usines Renault à Boulogne-Billancourt. En 1946, il intègre l’agence Rapho, qui vendra ses clichés à des magazines aussi divers que Life, Paris Match, Point de vue, Vogue, Réalités, Regards ou La Vie Ouvrière.
Très vite, Robert Doisneau est reconnu comme un très grand photographe humaniste, un poète aussi…
Il a su capter la transformation de notre banlieue qui voit les grands ensembles HLM succéder aux petites entreprises, aux friches, aux jardins… Il est le regard poétique de notre commune montrant la vie quotidienne. Il a su, à travers ses photos, saisir la richesse de cette banlieue, souvent méprisée (” les banlieusards”) alors même que dans les années 1950, cette banlieue, et notamment Gentilly, développe des politiques d’aménagement permettant aux Gentiliennes et Gentilléens de se loger dignement. Robert Doisneau montre à la fois les pavillons et les grands ensembles, une vie de quartier joyeuse (“les 20 ans de Josette”) et le quotidien de ses habitants (concours de boule, déjeuner des ouvriers sur la Bièvre…)
Alors n hésitez pas, allez à la Maison de la photographie Robert Doisneau, l’exposition est visible jusqu’au 15 février.
Ouverte en 1996, la Maison Doisneau est un lieu d’expositions temporaires. Elle n ‘expose pas, jusqu’à cette exposition qui lui est consacrée, les photographies de Robert Doisneau gérées par l’Atelier Robert Doisneau mais “lui rend hommage en explorant la photographie humaniste dans son histoire et dans ses pratiques actuelles, revisitant cette notion au-delà des frontières, privilégiant le regard, le réel et le documentaire. [source : ville-gentilly.fr, site de la ville]



