Le préfet du Val de Marne a signé une mesure d’expulsion, demandée par le préfet de police de Paris, de 6 familles hébergées par le CADA (Centres d’Accueil de Demandeurs d’Asile) à Gentilly.
Les CADA fournissent un logement aux personnes qui ont demandé l’asile en France. Les demandeurs d’asile en bénéficient pendant la durée de l’examen de leur demande d’asile qui peut prendre plusieurs mois. Quand les familles se voient refuser l’asile, rien n’est prévu pour leur hébergement, ils restent donc dans les CADA, leurs enfants sont scolarisés, ils font des demandes de cartes de séjour, parlent français, trouvent du travail,…
Aujourd’hui dans un CADA situé à Gentilly, mais qui dépend de la ville de Paris, 6 familles ont reçu un avis d’expulsion .Ces familles ont fui leur pays parce qu’elles et/ou leurs enfants étaient menacés: excision de petites filles, violences, misère. Elles sont venues non par choix mais pour protéger leur famille. Certaines d’entre elles résident au CADA depuis de nombreuses années, leurs enfants vont à l’école à Gentilly ou aux collèges et lycées voisins, certains papas et mamans ont trouvé du travail, toutes demandent un titre de séjour. Et le préfet veut interrompre en pleine année scolaire la scolarité de ces enfants. Une semaine d’hébergement leur est proposée après leur expulsion.
De qui se moque-t-on ? Mettre à la rue 33 personnes dont 22 enfants âgés de 10 mois à 16 ans, nous ne l’acceptons pas!
Une grande mobilisation rassemble tous les lundis devant le CADA, 42 Avenue Raspail, élues et élus de Gentilly, mais aussi des communes environnantes, parents d’élèves, citoyennes et citoyens de Gentilly, scandalisés.
Gentilly à Gauche Autrement s’indigne du mépris de la préfecture envers ces enfants, ces parents, soutient les actions proposées pour empêcher l’ expulsion et appelle à rejoindre le prochain rassemblement :
Lundi 11 mai à 18h devant le CADA
42 Avenue Raspail – Gentilly



