Le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, nous rappelle les combats menés pour obtenir l’égalité avec les hommes et nous rappelle aussi que de nombreux défis sont encore à relever.
Actualité oblige, mettons le zoom sur le droit de vote des femmes en France.
Le droit de vote des femmes en France a été obtenu au terme d’une lutte acharnée.
« La femme a le droit de monter sur l’échafaud, elle doit avoir également celui de monter à la tribune. » [Olympe de Gouges – Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (1791) ]
Oui, mais elle n’a pas été entendue, les femmes seront exclues du corps électoral à partir des élections à l’assemblée de 1791
Le droit de vote des femmes en France n’a été rétabli qu’après plus de 150 ans de luttes.
Citons parmi les” suffragettes” qui agissent pour le droit de suffrage ( vote) :
Hubertine Auclert (1848-1914), qui milite activement dès la fin du XIXe et fonde en 1876 la société “Le droit des femmes” qui deviendra par la suite la “Société pour le suffrage des femmes”. En 1881, elle crée le journal La Citoyenne pour défendre l’égalité politique entre les sexes. Elle ne milite pas seulement pour le droit de suffrage, mais aussi pour l’éligibilité des femmes.
Louise Weiss (1893-1983) qui fonde l’association “La femme nouvelle », elle organise la lutte pour le droit de vote des femmes en France. Avec ses prises de position publiques, elle participe activement à la structuration du mouvement en faveur du suffrage féminin. Directrice de la revue l’Europe Nouvelle, elle y publie de nombreux articles portant sur la question de l’accès des femmes à la vie politique.
Et pourtant, malgré l’engagement de ces femmes et d’autres autour d ‘elles et leur détermination, le droit de vote des femmes ne sera acquis qu’à la fin de la seconde guerre mondiale.
C’est, en effet, le 29 avril 1945, il y a 80 ans, que les Françaises ont pu, pour la première fois, par une ordonnance du Général de Gaulle, exercer leur droit de vote lors des élections municipales et se porter candidates à ces élections. Un retard considérable par rapport à d’autres pays. Malgré leurs combats féministes, les femmes militantes se heurtaient à la résistance opiniâtre d’une société bourgeoise et patriarcale qui réduisait les femmes à tenir la maison, s’occuper des enfants…. Et cela alors même qu’elles avaient montré leurs capacités à remplacer les hommes partis au front en 1914, pendant toute la 1ère guerre mondiale.
Après 150 ans de lutte, le droit de vote est enfin acquis. Encore faudrait-il que le vote des femmes aille de pair avec une présence égale aux hommes dans les différentes assemblées. Certes, les femmes sont davantage présentes mais sans parvenir encore à l’égalité.
Si la parité a progressé dans certaines assemblées, ce n’est pas le cas dans toutes ! Les chiffres sont parlants : Conseillères départementales 51%, Députées Européennes 50,6%, mais Conseillères régionales 48,8%, Sénatrices 36,2%, Députées 36%
Malgré les progrès réalisés, des inégalités demeurent, notamment au sein des entreprises où le salaire des femmes reste inférieur à celui des hommes, où un plafond de verre empêche les femmes de progresser, sans parler d’autres domaines où les femmes subissent violences psychologiques, physiques, sexuelles, discriminations, humiliations……
Alors faisons de ce 8 mars un moment fort de la lutte des femmes à poursuivre tout au long de l’année car le combat pour le droit des femmes, c’est tous les jours et dans tous les domaines de la vie publique, professionnelle et privée.
Il est impératif que toutes et tous puissent accéder aux mêmes droits dans tous les domaines.
Nous les femmes, votons massivement les 15 et 22 mars et restons mobilisées pour imposer nos droits.
Levons-nous femmes esclaves
Et brisons nos entraves
Debout ! debout !
Hymne des femmes



